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Garde une semaine sur deux / Père une semaine sur deux ?
14 octobre 2026

A plusieurs reprises mes enfants m’ont lancé « c’est la semaine de maman, c’est maman qui décide » ou mon ex-femme « c’est ma semaine je fais ce que je veux ».
Garde une semaine sur deux / Père une semaine sur deux ?
A plusieurs reprises mes enfants m’ont lancé « c’est la semaine de maman, c’est maman qui décide » ou mon ex-femme « c’est ma semaine je fais ce que je veux ».
Que dit la loi ?
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Article 373-2
La séparation des parents est sans incidence sur les règles de dévolution de l'exercice de l'autorité parentale.
Chacun des père et mère doit maintenir des relations personnelles avec l'enfant et respecter les liens de celui-ci avec l'autre parent.
A cette fin, à titre exceptionnel, à la demande de la personne directement intéressée ou du juge aux affaires familiales, le procureur de la République peut requérir le concours de la force publique pour faire exécuter une décision du juge aux affaires familiales, une convention de divorce par consentement mutuel prenant la forme d'un acte sous signature privée contresigné par avocats déposé au rang des minutes d'un notaire ou une convention homologuée fixant les modalités d'exercice de l'autorité parentale.
Tout changement de résidence de l'un des parents, dès lors qu'il modifie les modalités d'exercice de l'autorité parentale, doit faire l'objet d'une information préalable et en temps utile de l'autre parent. En cas de désaccord, le parent le plus diligent saisit le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu'exige l'intérêt de l'enfant. Le juge répartit les frais de déplacement et ajuste en conséquence le montant de la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Le présent alinéa ne s'applique pas au parent bénéficiaire d'une autorisation de dissimuler son domicile ou sa résidence prévue au 6° bis de l'article 515-11 si l'ordonnance de protection a été requise à l'encontre de l'autre parent.
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En clair et en simple, vous avez total droit de regard sur les décisions importantes concernant vos enfants et vous pouvez vous opposer à des décisions auxquelles vous n’adhérez pas.
Tout cela, encadré par votre jugement de divorce qui détermine les différentes modalités et prise en charge financière décidées par le/la JAF. C’est le document de références pour tout ce qui est considéré comme très important : lieu de domiciliation, choix d’école, dépenses pour les enfants…
Vous n’étiez pas mariés et vous êtes séparés ? Exactement pareil, l’autorité parentale est conjointe et vos obligations envers les enfants restent les mêmes.
La réalité : la différence entre l'obligation financière (qui est strictement contraignante) et la présence physique ou affective (qu'aucune loi ne peut réellement forcer au quotidien).
Sur le plan financier, la loi est extrêmement stricte. Contrairement à une idée reçue, un parent est légalement obligé de contribuer à l'entretien de son enfant. L'article 371-2 du Code civil dispose que chaque parent doit contribuer à l'éducation et à l'entretien de l'enfant à proportion de ses ressources.
La loi distingue le droit de visite et d'hébergement d'un devoir de garde au jour le jour.
Un droit, pas une obligation physique : La justice attribue souvent un droit de visite (par exemple, un week-end sur deux). D'un point de vue purement légal, c'est un droit accordé au parent, et non une obligation de faire. Si le père ou la mère décide de ne pas venir chercher l'enfant, la police ne va pas le forcer physiquement à s'en occuper le week-end.
Bon, ça c’était le cadre légal. Et maintenant il y a la pratique du quotidien…
Dans mon cas, chaque jour, chaque discussion m’a semblé être une négociation du RAID. Contrairement à ce que l’on pense, le RAID résout 90% de ses interventions par la négociation et non par la force.
Comprendre, l’autre, céder ce qui peut être céder et ne pas céder le fondamental, le respect, l’équité (différent de l’égalité) et le droit de décider quelque soit le tour de garde.
Souvent, l’envie première c’est de forcer l’autre à aller dans son sens. Mais évidemment, votre ex-femme/compagne a la même envie. Il va donc falloir trouver un terrain d’entente, des moyens d’échange, une nouvelle manière de communiquer.
Epargner vos enfants de vos échanges avec leur mère. Cela ne sert à rien, un enfant ne prendra jamais parti pour l’un ou pour l’autre (sauf cas extrême) et vous instaurez une mauvaise ambiance familiale et je pense vraiment que rien ne peut avancer ainsi.
L’objectif c’est toujours le bien des enfants et le bien est subjectif. Mon ex-femme voulait que ma fille fasse de la pole dance et moi je préférais qu’elle fasse de la gymnastique.
J’ai accepté qu’elle fasse une séance d’essai, elle n’a pas aimé et elle a fait pendant des années de la gymnastique.
Beaucoup de sujet font débat, ce n’est jamais facile de discuter avec une personne avec qui on n’a plus envie d’avoir de contact MAIS pour le bien des enfants, c’est l’effort à faire.
Vous n’aurez jamais de vraie satisfaction à bloquer la mère de vos enfants ou à vous engueuler avec elle. Par contre, vous serez un père comblé si vos enfants grandissent bien dans un environnement apaisé chez l’un et chez l’autre.
J’ai toujours pensé qu’être malin et négociateur permettait d’obtenir bien plus de choses qu’en étant rentre-dedans et rester dans le conflit.
Donc oui vous êtes père tous les jours de la semaine, y compris les jours où leur mère a la garde. Ne lâchez pas cette autorité parentale, gardez le contact avec vos enfants quand ils ne sont pas chez vous, cela contribue à garder cette autorité et à montrer à leur mère que vous êtes là.
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